Le parti de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP)
M. Abderrahmane Youssoufi, premier Secrétaire du parti :
Le premier secrétaire du Parti de l’Union Socialiste des Forces
Populaires, M. Abderrahmane Youssoufi, a déclaré lors d’une
conférence de presse, que le gouvernement a tout fait pour
dénoncer l’agression militaire de l’Espagne. Il a également
précisé que le Maroc poursuivra ses efforts pour éclairer
l’opinion publique internationale sur cette affaire afin de
recouvrir son droit légitime sur ses territoires.
Le Parti de l’Istiqlal (PI)
Monsieur Abbès EL Fassi, Secrétaire Général du parti :
Dans une déclaration faite aux quotidiens « L’Opinion » et « Al Alam »,
M. Abbès El Fassi a souligné que l’atteinte par l’Espagne à la
souveraineté marocaine sur l’îlot de Tourah constitue une grave
escalade de tension entre le Maroc et son voisin ibérique.
Celui-ci ne s’est pas contenté de l’occupation des villes de
Sebta, de Melilla, et des îles méditerranéennes, mais a investi
l’îlot Tourah. Un territoire que le Maroc avait libéré en 1956. Le
Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal a également réaffirmé
que l’Espagne, par son agression armée contre cet îlot qui a
toujours été une partie intégrante du territoire national
marocain, a violé les règles du droit international. Elle menace
ainsi la paix et la stabilité dans la région. Il a en outre
indiqué que la tension persistera dans la région tant que
l’Espagne ne répondra pas aux appels du Maroc pour des
négociations destinées à mettre fin à son occupation. Enfin, Abbès
El Fassi a appelé le Conseil de Sécurité et la communauté
internationale à soutenir les droits du Maroc sur l’îlot Tourah et
les autres enclaves du Nord.
Le Parti du Rassemblement National des Indépendants (RNI) :
Monsieur Ahmed Osman, président du parti :
« L’intervention espagnole sur l’îlot Tourah est une opération
indigne d’un pays démocratique. L’acte par lequel l’Espagne a
délogé les soldats marocains installés sur l’îlot contesté, est
contraire aux usages des pays civilisés et démocratiques. Nous
dénonçons avec force le comportement de l’Espagne et appelons
l’opinion internationale à condamner ce recours à la force. »
AFP, 17-07-02
Le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) :
Monsieur Ismaël El Alaoui, Secrétaire Général du parti :
« Je suis abasourdi, je crois rêver, nous sommes de retour à
l’âge de la cannonière. Je ne comprends pas l’attitude de
l’Espagne dans cette affaire, et encore moins celle de l’union
Européenne.»
Le PPS a également rendu public le communiqué suivant :
« Le coup de force de l’occupation militaire espagnole de l’îlot
Tourah et ceux se trouvant en face d’Al Hoceïma, (à 50 mètres de
la côte rifaine) sont des actes de brigandage international
intolérables, auxquels un terme doit être mis sans délai. En
déployant, dans le cadre du plein exercice de ses prérogatives de
souveraineté, une dizaine d’agents de sécurité sur un îlot distant
de 150 mètres de ses côtes, et qui n’a jamais fait l’objet de
contestation de propriété de la part de l’Espagne coloniale, le
Maroc se voit humilié et menacé. L’occupation coloniale a été
définitivement tournée. Les nostalgiques de cette période et du
franquisme ne pourront strictement rien contre une Nation sûre de
ses droits et déterminée à les défendre. »
Le bureau politique du PPS affirme que ce qui pouvait paraître, à
priori, incroyable, à savoir le retour cynique et brutal à la
politique de la cannonière au service d’une occupation coloniale
d’un autre âge, est en train de se dérouler sous nos yeux. « Le
Maroc et la communauté internationale assistent abasourdis à une
manœuvre coloniale de grande envergure menée par l’Espagne contre
un Etat souverain et indépendant depuis 1956. »
Le bureau politique du PPS réaffirme en conséquence,
solonnellement, que « la Nation marocaine, qui n’a jamais renoncé
à sa dignité tendra toujours la main à ses voisins pour construire
ensemble un espace régional de paix, de coopération et de
prospérité, pour peu qu’ils renoncent aux tentations hégémonistes.
Le contentieux bilatéral lourd doit être réexaminé dans un esprit
de franchise et d’ouverture afin de préserver les intérêts bien
compris du Maroc et de l’Espagne.»
Le Parti de la Justice et du Développement (PJD)
Monsieur Abdelkarim Alkhatib, président du parti :
« C’est une attaque contre le Maroc et son intégrité territoriale
qui démontre que l’esprit colonialiste persiste chez les
Européens. Le Maroc doit couper toute relation aussi bien
politique qu’économique avec l’Espagne qui doit être considérée
comme un pays ennemi. »
Le Parti du Mouvement National Populaire (MNP)
Monsieur Mahjoubi Aherdane, président du parti :
« L’intervention espagnole sur l’îlot Tourah pour y déloger les
soldats marocains constitue une déclaration de guerre. Je suis
stupéfait. On ne règle pas les problèmes à coup de canon. C’est
une déclaration de guerre et une erreur. L’Espagne oublie que le
Maroc est un pays indépendant. Il faut couper les relations avec
ce pays que nous pensions être un ami. »
Le Parti de la Gauche Socialiste Unifié (GSU)
Monsieur Mohamed Bensaid, président du parti :
« L’Etat doit prendre des positions fermes face à cette
agression coloniale claire contre la souveraineté marocaine. Le
problème de la récupération de Sebta et de Melilla ainsi que des
rochers occupés par l’Espagne en face d’Al Hoceïma se retrouve
donc posé avec acuité. Pourquoi l’Espagne a-t-elle choisi le
recours à la violence ? L’intervention de Madrid nous impose de
l’affronter comme nous l’avions fait à Seguia Hamra, au Rio de Oro,
à Tarfaya, et Sidi Ifni. »
Le Parti du Mouvement Démocratique et Social (MDS) :
Le parti du Mouvement Démocratique et Social a demandé une
« réunion urgente du Parlement en séance spéciale afin de faire le
point sur la situation qui prévaut à la suite du coup de force de
l’Espagne contre le poste marocain de surveillance de l’îlot
Tourah, de prendre les mesures appropriées exigées par les
nécessités de la présente conjoncture et les exigences des
intérêts supérieurs du Royaume et de faire en sorte d’engager un
processus décisif et conséquent pour la libération de tous les
territoires nationaux encore sous occupation espagnole.
Le MDS fait part également par de sa consternation et souligne la
gravité de l’agression contre le poste marocain de surveillance de
l’îlot Tourah, partie intégrante du Royaume. De plus, le parti n’a
pas manquer de condamner le comportement de l’Espagne, contraire à
la lettre et à l’esprit du traité d’amitié et de coopération signé
entre les deux pays en 1991.
MAP, 17-07-02
La Ligue des Oulémas du Maroc :
« La Ligue des Oulémas du Maroc condamne vivement cette
agression ignoble de la souveraineté nationale, qui est en
contradiction avec toutes les conventions et les traités
internationaux, et constitue un travestissement des relations
historiques liant les deux peuples marocain et espagnol, édifiées
sur de nobles idéaux. »
L’Union Constitutionnelle (UC)
Mohammed Labied, Secrétaire Général du parti :
« Cette invasion constitue une agression flagrante contre le
Maroc, une grave violation de sa souveraineté et une atteinte à
son intégrité territoriale, et aussi une violation des chartes et
des lois internationales et des accords conclus entre les deux
pays.»
Le Parti Libéral Marocain (PLM)
Le Parti Libéral Marocain a dénoncé cet acte contraire à la
civilisation humaine, et contraire aux principes et conventions
internationales.
Le Parti Initiative Citoyenne et Développement (PICD)
Le Parti Initiative Citoyenne et Développement a exigé le retrait
immédiat et sans conditions des forces espagnoles, et invite
l’Espagne à suivre la politique du dialogue et de la diplomatie en
vue de dépasser cette crise et de maintenir des liens d’amitié, de
bon voisinage et de coopération avec le Maroc.
Le Parti Social du Centre (PSC)
Le Parti Social du Centre a vigoureusement dénoncé l’invasion
colonialiste espagnole de l’îlot Tourah, qui est contraire aux
accords bilatéraux et aux conventions internationales insistant
sur la souveraineté territoriale de tous pays.
Le Parti de l’Environnement et du Développement (PED) :
Le Parti de l’Environnement et du Développement a condamné
l’attitude du gouvernement espagnol, estimant que de tels
agissements reflètent une idéologie colonialiste révolue. Le parti
s’est également indigné de l’attitude européenne soutenant
l’Espagne.
Le Parti National Démocrate (PND) :
Le Parti National Démocrate a condamné l’invasion des forces
espagnoles sur l’îlot Tourah, considérant cet acte comme une
atteinte à la souveraineté marocaine. Le PND souligne également
que l’installation d’un poste de surveillance sur l’îlot Tourah
s’inscrit dans le cadre de l’exercice de sa souveraineté sur son
territoire national.
L’Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH) :
Condamnant l’invasion de l’îlot Tourah par les forces espagnoles
l’Association Marocaine des Droits de l’Homme a reiteré son appel
à la décolonisation des villes de Sebta, Mellilia, ainsi que les
îles du Nord du Maroc. Se référant aux soutiens de certains
membres de l’Union Européenne à la position espagnole, l’AMDH a
souligné qu’ils « n’accordent aucun intérêt à la légalité
internationale et encouragent la tendance vers la guerre, au lieu
de la paix et du respect des droits de l’homme. »
Le Parti du Front des Forces Démocratiques (FFD) :
Outre l’exigence du « retrait des forces coloniales de l’îlot
marocain Tourah », le parti du Front des Forces Démocratiques a
lancé un appel à la communauté internationale et toutes les forces
éprises de la paix à intervenir d’urgence et à exercer des
pressions sur l’Espagne afin qu’elle respecte la souveraineté du
Maroc sur son territoire. De même, le Front des Forces
Démocratique a exprimé son estime et sa considération pour les
initiatives et les contacts entrepris Sa Majesté le Roi Mohammed
VI, pour faire valoir la logique de la paix sur le langage de la
guerre et réaffirmer l’attachement du Maroc à la légalité
internationale.
MAP, 17-07-02 et 24-07-02
La Fédération des Associations Marocaines en Europe (FAME) :
La Fédération des Associations Marocaines en Europe a condamné
l’invasion de l’îlot Leila par les forces espagnoles, tout en
réitérant l’attachement indéfectible des marocains résidants à
l’étranger à la souveraineté et l’intégrité territoriale de leur
pays.
La Fédération des Journalistes Marocains :
L’Union Marocaine du Travail (UMT) :
Le Syndicat National de la Presse Marocaine (SNPM) :
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