|
|
PRESENTATION GENERALEDE L'ECONOMIE MAROCAINE(ANNEE 2003) |
|
|
DONNEES MACRO-ECONOMIQUES
|
|
PIB PAR GRANDE BRANCHE (en %) (2003) |
|
|
Agriculture et pêche |
16,8 |
|
Industries manufacturières |
16,6 |
|
Commerce et DTI |
18,7 |
|
Administrations publiques |
15,9 |
|
Energie et mines |
8,3 |
|
Transport et communications |
7,1 |
|
Autres services |
11,9 |
L’économie marocaine a enregistré un taux de croissance moyen de 3% durant la dernière décennie. En effet, elle a réalisé un taux de croissance de 1% en 2000, 6,5% en 2001, 3,2% en 2002 et 5,2% en 2003.
Les équilibres financiers ont été progressivement restaurés :
- 1982 : le déficit budgétaire s’est élevé à 12% du PIB ;
- 2001 : le déficit a été ramené à 2,7% du PIB ;
- 2003 : le déficit a représenté 3,5% du PIB.
L’inflation a été maîtrisée :
- 1995 : 6,1 %
- 2000 : 2,5 %
- 2001 : 1,4 %
- 2002 : 2,1 %
- 2003 : 1,2 %
La reprise de l’investissement est également très nette dans le bilan de l’année 2003. Cette reprise a connu une hausse de 8% par rapport à 2002. Le lancement des grands travaux dans le secteur du Bâtiment et Travaux Publics a largement contribué à cette bonne performance.
Autre signe de consolidation macro-économique : le niveau de l’épargne qui se situe aux environs de 27,4% du PIB, grâce essentiellement à la progression des transferts des Marocains Résidents à l’Etranger (9,4%), au maintien à un niveau élevé des placements des avoirs extérieurs à l’étranger et à la baisse des charges et intérêts de la dette extérieure publique.
Cette stabilité du cadre macro-économique offre à l’économie marocaine les conditions pour la réalisation d’une croissance durable à même de contribuer à la réduction du chômage et de la pauvreté.
L’AGRICULTURE
L’agriculture s’était vue assignée une place prioritaire dans le modèle de développement retenu au lendemain de l’indépendance. Ce secteur a bénéficié d’investissements massifs pour la construction de barrages et l’équipement de grands périmètres irrigués.
L’agriculture occupe encore près de 50% de la population active, mais sa part dans le PIB, qui va en diminuant, représente actuellement 16,8% du PIB.
Les principales productions agricoles sont les céréales (blé, orge maïs) les légumineuses (fèves, pois, lentilles, haricots), les cultures maraîchères, les agrumes et les plantes sucrières. L’arboriculture fruitière et les olives fournissent un complément non négligeable.
PRODUCTION AGRICOLE
(en milliers de quintaux)
|
Produit |
2002 |
2003 |
|
Céréales - Blé dur - Blé tendre - Orge - Maïs |
52.246 10.315 23.252 16.690 1.989
|
79.058 17.662 33.806 26.204 1.386 |
|
Légumineuses |
2.365 |
2.321 |
|
Cultures oléagineuses |
737 |
1.117 |
|
Cultures maraîchères |
52.919 |
61.845 |
|
Cultures industrielles |
39.366 |
43.273 |
|
Agrumes (en milliers de tonnes) |
1.142 |
1.315 |
(source : Haut Commissariat au Plan)
LES PECHES MARITIMES
Les ressources halieutiques contribuent de manière significative à la richesse nationale et à l’équilibre de la balance commerciale. La production halieutique s’est élevée à 960.087 tonnes en 2002 correspondant à une valeur de presque 6 milliards de dirhams. La pêche côtière reste dominante dans la production et représente 82% en poids, alors que la pêche hauturière et les autres activités littorales représentent, respectivement 16,5% et 1,5%.
Le secteur des pêches maritimes occupe donc une place privilégiée dans l’économie nationale. Les exportations des produits de mer ont réalisé un chiffre d’affaires à l’export moyen au cours de ces six dernières années de l’ordre de 7 milliards de dirhams, participant pour plus de 50% aux exportations agro-alimentaires du pays.
La consommation locale est de 7 kg seulement. Les autorités publiques envisagent de ramener cette consommation à 12 kg en 2004 et ce, à l’aide de mesures destinées à améliorer la qualité, assurer la disponibilité du poisson et garantir l’efficacité des circuits de distribution sur l’ensemble du territoire national.
Le secteur des pêches compte plus de 104.422 marins pêcheurs embarqués sur 450 navires de pêche hauturière, 2.534 unités de pêche côtière et 11.564 barques de la pêche artisanale.
L’accord de libre-échange entre le Maroc et des Etats-Unis offre de nouvelles perspectives d’exportation sur le marché américain et d e nouvelles opportunités d’investissement dans ce secteur d’activité.
L’ENERGIE
ANNEE 2003
|
Production électrique nette( en Gwh) |
15 340 |
|
Hydraulique |
1 441 |
|
Thermique |
13 696 |
|
Eolienne |
203 |
|
Tiers nationaux |
45 |
|
Echanges |
1 438 |
|
Source : Office National de l’Elecrticité |
|
LES MINES
Le Maroc dispose d’importantes ressources minières. La part du secteur minier (hors transformation) dans le PIB représente 2,98% en moyenne et contribue à hauteur du tiers à la valeur des exportations. Les investissements miniers atteignent en moyenne 2,4% des investissements nationaux.
L’effectif global employé par le secteur minier est actuellement de 38.155 personnes et plus d’un million de personnes vivant indirectement de ce secteur.
Les principaux produits miniers actuellement en cours d’exploitation au Maroc sont : les phosphates, le charbon, le plomb, l’argent, l’or, le zinc, le cuivre, le cobalt, le manganèse, l’antimoine, le fer, la barytine, la fluorine, le sel, le gypse, les argiles smectiques, la pyrophilite, le ghassoul, le feldspath et mica, la bentonite, la calcite et le talc.
Le chiffre d’affaires du secteur minier en 2000 a atteint 19,2 milliards de dirhams y compris les ventes de phosphate intra-Groupe OCP, soit 1,8 milliards de USD. Les investissements ont atteint près de 1,9 milliards de dirhams soit 175,3 millions de USD.
|
|
L’INDUSTRIE
Le secteur industriel représente près de 16,6% du PIB. Longtemps dominé par les industries agro-alimentaires, du textile et du cuir, le secteur industriel s’est diversifié rapidement grâce à l’essor des secteurs de la chimie et de la parachimie, du papier et cartons, des équipements automobiles et de montage de véhicules, les services aux entreprises, l’informatique, l’électronique et l’industrie aéronautique. Le Maroc est devenu une grande destination de haute technologie. Le secteur industriel marocain , toutes branches confondues dont l’artisanat, employait 1,3 millions de personnes (2002), soit 13,4% de la main d’œuvre totale du pays.
Indice de la production industrielle ( 2002 et 2003)
(Indice 100 en 1992)
|
|
2003 |
2002 |
|
Agro-industrie |
143.2 |
138.1 |
|
Textile et cuir |
110.5 |
114.7 |
|
Industries mécanique métallurgiques, électriques et électroniques |
141.3 |
133.6 |
|
Autres industries |
148.6 |
140.0 |
(source : Haut Commissariat au Plan)
LE TOURISME
Le tourisme est l’un des secteurs prometteurs de l’économie marocaine qui contribue à hauteur de 7,3% au PIB et emploie quelque 608.000 personnes
|
Entrées de touristes (en milliers) |
4 552 |
|
Nuitées dans les hôtels classés |
11 173 |
|
Capacité en lits des hôtels classés |
109 615 |
|
Taux d’occupation (en %) |
40,7 |
|
Recettes touristiques (en millions de Dh) |
30 773 |
|
Source : Ministère du Tourisme |
|
Le Gouvernement et la Confédération Générale des Entreprises Marocaines (CGEM) ont signé le 29 octobre 2001 à Agadir l’accord d’application de l’Accord-cadre 2001/2010 qui traduit les grandes orientations contenues dans le discours Royal du 10 janvier 2001 à Marrakech lors des Assises Nationales du Tourisme. Cet accord a engagé officiellement le Maroc dans une nouvelle politique sectorielle ayant pour objectif la constitution d'une capacité hôtelière de 230.000 lits et l'accueil de 10 millions de touristes à l’horizon 2010.
Pour atteindre cet objectif, l’Etat prévoit la mise en œuvre de stratégies foncières, fiscales et financières adaptées pour construire un environnement favorable à l’investissement touristique au Maroc et à sa rentabilité.
Pour la réalisation des objectifs du plan d'orientation stratégique définis par l'accord-cadre, il est prévu d’accélérer le rythme actuel d'extension de la capacité d'hébergement pour assurer une production de 16.000 nouveaux lits en moyenne par an d'ici 2010.
Pour accompagner cette nouvelle politique touristique, les investissements nécessaires sont estimés à 80 milliards de dirhams. Une enveloppe qui sera répartie entre la création et/ou l'extension d'infrastructures-aménagements hors site de nouvelles stations balnéaires, l'assainissement et la distribution d'eau et d'électricité, les infrastructures de communication (15 milliards de dirhams), autant pour le développement de nouvelles stations balnéaires, fer de lance de la stratégie-produit.
Avec ce budget, il est
également prévu de réaliser 80.000 nouvelles chambres, des infrastructures
d'animation et de loisirs qui nécessitent un budget de 40,5 milliards de DH. La
mise en adéquation des capacités de transport aérien coûteraient 15 milliards de
DH.
Une synthèse de tous ces investissements directement ou indirectement liés à la
“vision 2010” sera consignée dans le programme de développement et
d'investissement stratégique, le PDIS.
Par ailleurs, la stratégie de professionnalisation des métiers a pour objectif de combler le déficit en main-d'oeuvre qualifiée dans tous les secteurs d'activité directement liés au tourisme: agents de voyages, transports touristiques, restauration et animation, d’où la nécessité du renforcement des filières éducatives et de formation.
Sur la décennie, il faudrait
former plus de 500.000 personnes à exercer avec professionnalisme un métier lié
au tourisme et à l'hôtellerie. Pour cela, trois axes prioritaires sont retenus.
Il s'agit du renforcement des filières éducatives et de formation, de
l'intéressement et la motivation du personnel et du dispositif de surveillance
et de contrôle qualité.
LES TRANSPORTS
Le secteur des transports est l’un des maillons essentiels pour le développement de l’économie marocaine qui participe à hauteur de 15% aux recettes du budget de l’Etat et contribue à raison de 6% au PIB. Le secteur absorbe plus d’un tiers de la consommation
nationale de l’énergie, soit 35% du total, et assure 10% des emplois de la population urbaine active.
Les transports représentent un secteur assez développé. Le Maroc disposant d’un réseau routier de 59.474 km et d’un réseau ferroviaire de 1907 km dont 1003 de lignes électrifiées et 295 de lignes à double voie. Les principaux aéroports sont Casablanca, Rabat, Fès, Agadir, Marrakech, Tanger et Laayoune. Les principaux ports sont Casablanca, Mohammédia, Tanger, Dakhla et Nador.
LE COMMERCE EXTERIEUR
Les importations constituent presque le double des exportations. L’essentiel de ces dernières concerne les produits manufacturés, les ressources minières et les produits agricoles. Les exportations ont connu en 2003 une baisse de 3,3 % et demeurent concentrées sur des produits sur lesquelles s’exercent de fortes pressions concurrentielles (articles de bonneterie, vêtements). En revanche, les exportations de phosphates et dérivés demeurent stables. Leur part dans le total s’établit à 15% en 2003 contre 14,8% en 2002.
Les importations portent essentiellement sur les produits énergétiques, les biens d’équipement et les biens de consommation. Au terme de l’année 2003, les importations ont connu une hausse de 4%. cette progression est imputable à la plupart des groupes de produits à l’importation dont en particulier, les biens d’équipement et les biens de consommation. En revanche les acquisitions de produits alimentaires se sont inscrites en baisse suite au repli des approvisionnements en céréales et plus précisément le blé et l’orge ainsi que les acquisitions en sucre.
Milliards de Dhs |
||||||
|
|
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
03/02 |
|
Importations |
106 |
122 |
124 |
130 |
135 |
4% |
|
Exportations |
74 |
79 |
80 |
86 |
83 |
-3% |
|
Déficit |
32 |
44 |
44 |
44 |
52 |
18% |
|
Taux de couverture% |
69 |
64 |
65 |
66 |
61 |
-5Pt |
Source : Ministère du Commerce Extérieur
PRINCIPAUX PRODUITS ECHANGES (2003)
Importés |
En% |
Exportés |
En% |
|
Matériel d'équipement industriel |
14 |
Articles d'habillement |
32 |
|
Textiles : fils et tissus |
8 |
Phosphates et dérivés |
15 |
|
Pétrole brut |
7 |
Composants électroniques |
7 |
|
Gaz et huile combustible de pétrole |
6 |
Produits de la mer |
7 |
|
Céréales |
4 |
Fils, câbles élec.et leurs faisceaux |
5 |
|
Produits chimiques |
4 |
Conserves animales |
4 |
|
Matériel d'équipement divers |
4 |
Primeurs |
3 |
|
Matières plastiques |
3 |
Agrumes |
|
Source : Ministère du Commerce Extérieur
PRINCIPAUX PARTENAIRES
|
|
Exportations |
Importations |
Déficit global |
|
Union Européenne
|
75 % |
59 % |
33 % |
En 2003, les exportations marocaines ont pratiquement stagné tandis que les importations ont augmenté de 9%. Ainsi, le déficit s’est ‘’aggravé’’ de 52%, constituant ainsi 33% du déficit global.
A l’intérieur de l’U.E., nos exportations à destination de l’Italie, de la Grande Bretagne et de l’Allemagne ont enregistré des reculs de 9%, 8% et 4%. En revanche, nos ventes à destination de l’Espagne, des Pays Bas et de la France ont crû de 16%, 14% et 7%.
Par ailleurs, nos ventes à destination des Etats Unis et de l’Inde ont
accusé des baisses de 12% et 13%.
Parmi nos principaux fournisseurs, la Russie a réalisé le taux de
croissance le plus élevé, avec +76%, suivie de l’Italie (+34%), des Etats Unis
(+24%), de la Chine (+23%), de l’Allemagne (+19%), de l’Espagne (+15%) et de la
France (+14%). En revanche, l’Arabie Saoudite et la Grande Bretagne se sont
inscrits en baisse de 10% et 11%.
EXPORTATIONS DE PHOSPHATES
(2003)
|
PRODUIT
|
EXPORTATIONS (Millions de tonnes) |
PRINCIPAUX CLIENTS |
|
Phosphate brut
|
11,01 |
Etats-Unis (2,4 MT) Espagne ( 1,6 MT) Mexique (1,0 MT) |
|
Acide phosphorique (P205) |
1,67 |
Asie (sans la Russie) 59% (l’Inde (absorbe 50% des exportations totales) Europe (30%) Amérique latine (11%) |
|
Engrais solides (Phosphate mono- ammonique , di-ammonique et super triple) |
2,16 |
Europe (38%) Amérique latine (30%) Asie (sans la Russie) (22%) Australie (9%) |
(Source : Groupe OCP)
LES RECETTES DES MAROCAINS RESIDENTS A L’ETRANGER
La communauté marocaine à l’étranger contribue par ses projets d’investissement et ses transferts en devises à l’effort de développement du Maroc. Au terme de l’année 2003, les transferts des Marocains résidents à l’étranger ont atteint 34,7 milliards de dirhams contre 31,7 milliards de dirhams en 2002, soit un accroissement de 9,4%.
LES AVOIRS EXTERIEURS
Au terme de l’année 2003, les avoirs extérieurs nets de l’Institut d’Emission se sont chiffrés à 127,5 milliards de dirhams contre 110,8 milliards de dirhams à fin décembre 2002. Ces avoirs représentent au terme de l’année 2003, près d’une année d’importation de marchandises.
LES INVESTISSEMENTS ETRANGERS (1999-2003)
Durant l’année 2003, les investissements et prêts privés étrangers ont réalisé une progression de 220,1 % par rapport à l’année 2002 et une hausse de 42,2 % par rapport à la moyenne des années 1998-2002.
EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS ETRANGERS(en MDH)
|
1998
|
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
Moyenne 1998-2002 |
2003 |
Variation |
% de variation |
|
5. 448,2
|
18 466,9 |
12 646,7 |
33.267,8 |
6.811,2 |
15.328,2 |
21.802,4 |
+6.474,2 |
+42,2% |
Source : Direction des Investissements Extérieurs
PRINCIPAUX INVESTISSEURS ETRANGERS AU MAROC
(PAR PERIODE)
(en MDH)
|
Pays
|
1993-1997 |
1998-2002 |
||||
|
Montant |
Part |
Rang |
Montant |
Part |
Rang |
|
|
France
|
6.618,2 |
21,0% |
1 |
37.272,8 |
49,3% |
1 |
|
Portugal
|
676,2 |
2,1% |
12 |
7.708,1 |
10,2% |
2 |
|
Pays-Bas
|
837,2 |
2,7% |
||||