Mise en œuvre des mesures de confiance

Conformément à la résolution 1429 du 30 Juillet 2002 du Conseil de Sécurité, le Haut Commissariat des Réfugiés (HCR), en étroite collaboration avec le Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général au Sahara a soumis aux parties en Novembre 2002 des propositions d’activités transfrontières d’instauration d’un climat de confiance visant à répondre aux besoins humanitaires de familles qui sont séparées par le conflit depuis longtemps. Ces mesures comprennent l’échange de courrier personnel, les communications téléphoniques et l’échange de visites familiales entre les camps de Tindouf et les provinces du Sud.

Le Maroc a été le premier à donner son accord en mars 2003 pour les appels téléphoniques. Ces liaisons ont commencé le 15 avril 2003, avant d’être suspendus par le Polisario qui a prétexté l’absence d’autorisation de l’Algérie. Il aura fallu attendre huit mois pour que l’Algérie autorise ces communications téléphoniques, à savoir en janvier 2004.

Le Maroc a également été le premier à donner son accord pour le programme des visites familiales qui a démarré le 5 mars 2004 sous la supervision du Haut Commissariat pour les Réfugiés avec l’appui logistique de la MINURSO.

Cette opération des échanges de visites entre les familles sahraouies et leurs proches incarcérés dans les camps de Tindouf a eu un véritable succès humanitaire et politique.

Tous ceux et celles qui ont visité nos provinces du Sud et circulé librement, de jour comme de nuit, se sont rendus compte des réalités économiques et sociales prospères dans lesquelles vivent leurs proches et certains d’entre eux ont tout simplement décidé de rester près des leurs et de ne plus retourner dans les camps de Tindouf.

Au terme de la première de ce programme qui s’est terminée le 31 août 2004, 1208 personnes ont bénéficié de cet échange dont la durée initiale a été fixée à 6 mois renouvelables. L’opération a visiblement connu une grande affluence de la part des familles concernées. Selon le HCR, 18000 personnes se sont portées candidates à ce programme dont 12000 parmi la population séquestrée à Tindouf.

Pour sa part, le Maroc est disposé à prolonger ce programme de visites afin de permettre à un maximum de familles d’en bénéficier.