L’Islam en terre marocaine  
Tolérance et générosité


Tolérance, solidarité, générosité et ouverture sur l’Autre. L’Islam, en terre marocaine, tient, aujourd’hui comme hier, dans ces trois qualificatifs. Le Roi, Amir Al Mouminine (Commandeur des croyants), veille à la préservation de ces dimensions qui ont fait la particularité d’une vieille Nation qui accueillait, hier, les Andalous, musulmans et juifs, fuyant l’Inquisition d’Isabelle la Catholique et qui se solidarisait, en 2001, avec les victimes des attentats du 11 septembre aux Etats–Unis dans une cérémonie œcuménique unique au monde. Pour contribuer au rayonnement de ces valeurs, la plus haute autorité religieuse de l’Etat, SM. Le Roi Mohammed VI ne cesse, depuis son accession au Trône, d’appeler au dialogue des cultures et des civilisations.

L’Islam étant la religion de l’Etat, le Roi assume au Maroc le rôle de Commandeur des croyants, un magistère qui le distingue dans le monde islamique et qui découle d’une prérogative à la fois religieuse et constitutionnelle faisant du Souverain le garant de la sécurité spirituelle. A ce titre, il a procédé à la restructuration des instances religieuses, dont le Ministère des Affaires Islamiques et les Conseils des Oulémas est appelé, dans le même esprit, à la promotion d’une interprétation des textes religieux allant dans le sens de la tolérance et du progrès.

Un Islam en concordance avec les exigences de son temps.

Fort de ce passé tolérant et de ce présent d’ouverture, le Maroc se fait agora et terre de dialogue. Il entend, en invitant d’éminents jurisconsultes musulmans de différents horizons à s’exprimer - lors des causeries religieuses organisées pendant le mois du Ramadan, par exemple- contribuer à la cohésion islamique autour d’une pensée religieuse prônant un Islam en concordance avec les exigences de la modernité.
Et pour préserver la Nation marocaine des risques d’une discorde religieuse inspirée par les tenants du fanatisme, le Maroc entend lutter contre toutes les formes d’instrumentalisation malveillante de l’Islam, religion d’essence pacifique et tolérante. Les attentats du 16 mai à Casablanca ont laissé une trace indélébile. Les Marocains ne comprenaient pas ce qui leur arrivait, ni de quel Islam se réclamaient les assassins de la démocratie qui s’en sont pris à leur coreligionnaires et à la communauté juive qui a toujours vécu sa foi en paix au Maroc, grâce à la tradition ancestrale instaurée par les Souverains marocains et au titre de laquelle les gens du Livre ont toujours bénéficié d’une protection sans faille.

Le Conseil Supérieur des Oulémas

Le Maroc a opté pour la restructuration du champ religieux dans ses différentes composantes, afin d’assurer sa mise à niveau et son adaptation aux exigences de la modernité.
Cette restructuration porte sur :

  • l’organisation administrative du département des Affaires Islamiques et des Habous qui vient d’être doté d’un nouvel organigramme ;
  • la réorganisation du Conseil Supérieur des Ouléma (CSO) qui pour la première fois compte une femme parmi ses membres ;
  • les Conseils Régionaux (35 femmes y siègent) ;
  • l’institution de la Zakat et les édifices affectés au culte musulman. Sur le plan fonctionnel les Nadhirs - administrateurs du waqf (biens de main-morte) - continueront à gérer uniquement ces patrimoines.

S’agissant du CSO, Sa Majesté le Roi tient à ce qu’il puisse constituer un espace approprié permettant d’accomplir la mission religieuse et patriotique, à commencer par l’encadrement des citoyens et des citoyennes partout où ils se trouvent, pour raffermir leur foi, prémunir leur doctrine et éclairer leurs esprits et leurs cœurs, de façon à les conforter en tant que croyants attachés à leur religion et à leur valeurs sacrées, à l’abri des courants de dénaturation et de déviation.

Le CSO est également appelé à jouer un rôle social fondamental en matière de lutte contre l’analphabétisme, par l’organisation régulière de cycles de formation par les préposés au culte (imams, prédicateurs), avec l’impératif d’accorder tout l’intérêt requis à la femme afin de l’impliquer dans les secteurs vitaux du développement.

Ils doivent être un modèle et une source de référence et incarner l’Islam du juste milieu, tolérant, ouvert et prônant la compassion et la miséricorde. Cela nécessite l’adoption d’une démarche basée sur le dialogue, la persuasion et la diffusion des préceptes de tolérance et des vraies valeurs de l’Islam, en veillant à la conservation de l’unité du rite Malékite. Ils doivent également assumer la responsabilité des Fatwa dans les cas d’espèce et contribuer à promouvoir la renaissance des sciences religieuses.


 
 
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