Economie du Maroc  

Des fondamentaux sains et des choix clairs

Pour préserver ses équilibres socio-économiques, le Maroc a opté depuis quelques décennies pour la stabilité macro-économique :

  • Une croissance régulière qui dépasse en moyenne les 3% annuels
  • Une inflation maîtrisée généralement en deçà de 2%
  • Un déficit budgétaire contenu autour de 3% du PIB
  • Une croissance démographique raisonnée autour de 1,6%
  • Des avoirs extérieurs nets estimés à 122 milliards de DH, soit plus de 13 mois d’importations

Grâce à cette politique, le pays a un crédit incontesté auprès des institutions internationales, des bailleurs de fonds internationaux et des investisseurs.
Les notations délivrées par les Agences de rating sont favorables et ont permis d’aller sur le marché international pour lever, avec succès, un emprunt obligataire de 400 millions d’Euros.

Une économie ouverte

En matière d’orientation économique, le Maroc a aussi fait des choix clairs : une économie ouverte sur l’Europe, la Méditerranée et le monde avec une volonté ferme de promouvoir l’investissement national et étranger pour résoudre les disparités sociales et spatiales. Pour concrétiser ces orientations, il lui fallait prendre les mesures nécessaires pour installer un environnement institutionnel et législatif favorables :

  • Des infrastructures aux standards internationaux, de qualité et offrant une accessibilité avec nos partenaires, notamment l’Union Européenne.
  • Des acteurs pour faciliter l’acte d’investir :
    • Une commission interministérielle des investissements qui a favorisé plus de 61 milliards de DH d’investissement et permis la création de 62. 000 depuis qu’elle existe.
    • Création de 16 Centres Régionaux d’Investissement érigés en interlocuteur unique au niveau local pour l’aide à la création d’entreprise et aux investisseurs.
  • Une politique volontariste de désengagement de l’Etat et de libéralisation :
    • Succès de la libéralisation des télécommunications : Ouverture du capital de Maroc Télécom, cession de la deuxième licence GSM et mise en place d’une instance de régulation (ANRT).
    • Réforme du secteur des transports : libéralisation du transport aérien et maritime et mise à niveau du transport routier
    • Privatisation des entreprises publiques : Maroc Télécom, Régie des Tabacs…
    • Concessions au secteur privé de la gestion de services publics : eau, électricité et assainissement (Jorf Lasfar, Lydec, Redal, Amendis), collecte de déchets, transport public….
    • Réforme du secteur public avec une contractualisation des rapports entre l’Etat et les établissements publics à travers la signature de contrats programmes : restructuration, contrôle financier revu…

Mesures d’accompagnement

Plusieurs décisions et mesures d’accompagnement de cette politique ouverte et ambitieuse peuvent par ailleurs être cités :

  • Mise en place d’un dispositif institutionnel de la promotion économique : l’Office National pour les Investissements et les Exportations qui deviendra l’interlocuteur unique pour la promotion du « produit Maroc ».
  • signature de nombreux accords de libre échange
    • Accords avec l'Union Européenne et les pays du pourtour de la Méditerranée
    • Accords avec les Etats du Monde Arabe
    • Accords avec les Etats du continent américain.

Les "retombées "de ces choix économiques sont déjà perceptibles à plusieurs niveaux :

  • Attrait du Maroc pour les investissements étrangers : plus de 17,5 milliards de DH d’investissement en 2003
  • Succès des grosses opérations
    • 2ème ligne GSM pour 1,1 milliard de dollars
    • Privatisation de la Régie des Tabacs pour 1,4 milliard de dollars
  • Des grands groupes de renommée internationale dans tous les secteurs ont fait confiance au Royaume ; des BTP au services, en passant par le tourisme et l’agro-alimentaire : Vivendi, Auchan, Accor, Endesa, ST Micro Electronics, Telephonica, Altadis, Vinci, Bouygues, Condor & Neckerman, Thomas & Piron, Kerzner International, Fadesa, Dell, Delphi…

Mise à niveau et bonne gouvernance

Tout en ayant un souci de bonne gouvernance sociale, le Maroc s’est engagé résolument dans un processus de mise à niveau de son économie :
Afin d’avoir un tissu d’entreprises diversifiées, performantes et compétitives, plusieurs instruments et mesures de la mise à niveau du tissu d’entreprises ont été mis au point :

  • Un nouveau dispositif législatif et social :
    • Nouveau Code du Travail avec législation aux standards internationaux.
    • Textes de lois relatifs à l’environnement de l’entreprise et des affaires notamment ceux concernant la protection industrielle, Code des Douanes et impôts indirects, Code des Assurances
    • Pacte social avec des mécanismes de prévention des conflits.
  • Les outils d’accompagnement financiers et en conseils:
    • Fonds Hassan II pour le développement économique et social
    • Mesures fiscales avec de nombreuses facilités accordées aux investisseurs
    • Appui direct aux entreprises
    • Fonds National de Mise à niveau
  • Dans cet effort de mise à niveau, l’administration n’a pas été omise : de nombreuses mesures visant à simplification des procédures administratives et à l’adaptation de la législation sur les marchés publics ont été prises.

De grands chantiers

Pour donner au secteur économique les moyens de son ambition, de grands chantiers ont été lancés :

  • Réseau autoroutier : Un programme ambitieux routier et autoroutier sur un horizon allant jusqu’à 2010. Construction de la rocade méditerranéenne : Tanger à Saïdia, soit environ 500 Km.
  • Projet de liaison fixe à travers le détroit de Gibraltar
  • Projet portuaire : Extension des ports et réalisation d’un complexe portuaire de dimension internationale Tanger Méditerranée
  • Projet de zones franches et de grandes technopôles, adossées à des plateformes aériennes et portuaires.
  • Projet de densification du Réseau ferroviaire
  • Extension du réseau aéroportuaire
  • Renforcement des infrastructures sportives : nouveaux stades de football
  • Un vaste plan Azur pour le développement du tourisme avec l’implantation de nombreuses stations balnéaires.
Extrait de la Lettre Royale adressée au Premier Ministre en date du 9 janvier 2002 relative à la gestion déconcentrée de l’investissement :

« Nous avons pris sur nous dès notre accession au Trône, de combattre avec fermeté toutes les entraves à l’investissement, afin de mettre un terme à la multiplication et à la complication des mécanismes juridiques et administratifs, à l’origine de l’avortement de beaucoup de projets d’investissement nationaux et étrangers »

 
 
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